BOOSTER, QU'EST CE QUE C'EST?

- 24 artistes lauréats depuis 2010.

- 24 accompagnements mutualisés sur le territoire.

- L'aide au développement de carrière et la mise en réseau avec des labels, tourneurs, éditeurs etc...

- Une aide financière à la préparation à la scène, l'enregistrement, la formation, la tournée et l'équipement, la promotion.

 


BOOSTER #8

Apparus dans le bocage normand il y a dix ans peu de temps après leur propre naissance civile, les Goaties n'ont depuis jamais cessé de conquérir le monde du rock à grands coups d'hymnes devenus cultes (Pô évident, Cold Sweat), de clips impayables et de concerts à chaque fois uniques et toujours plus généreux. Leur réputation désormais établie pour l'éternité dans la région et après un premier album qui a fait grand bruit, les Goaties ouvrent cette année un nouveau chapitre de leur singulière histoire avec « Du whisky pour mon chien », un EP qui recentre leur propos artistique et devrait leur ouvrir les portes de la gloire nationale. Hurlés, chantés ou susurrés, leurs mots issus de la langue de Molière et de Nabilla, à l'instar de leur musique moins brute mais surtout pas plus léchée, ont gagné en sens et en maturité. Tout comme leurs fans de la première heure, le trio inclassable n'attend désormais plus que l'heure de la scène pour défendre ce nouveau disque, conquérir de nouveaux adeptes et mettre un gros cirque partout sur son passage.

J'irai crever à Manchester” entonne Metro Verlaine sur une chanson conjuguant désespoir et morgue altière. Ce tube potentiel place ces quatre Normands parmi les formations à surveiller de près. À la manière d'Entracte Twist ou Lescop, Metro Verlaine ravive la flamme d'un rock romantique et noir, existentiel et écorché. Si les influences sont tout aussi musicales que cinématographiques ou littéraires (un tel nom, évoquant la poésie française et le groupe Television, ne se choisit pas au hasard), la bande n'oublie jamais d'insuffler énergie rêche et groove tendu, terre-à-terre. Porté par le timbre grave de Raphaëlle, le quatuor s'appuie sur une rythmique sèche et sommaire.

DAISY est un duo Pop-Electro composé d’une auteur-compositeur-interprète aux influences Soul/Jazz, Daisy, qui fascine de part sa voix et sa présence à la fois douce et voluptueuse ; et de Léo, un songwriter multi- instrumentiste (Guitares, Piano, MA.O..), aux effets sonores élégants et aux impacts rythmique accrocheurs. Influencé par des artistes tels que : Fink, Ben Howard, Asgeir, Lianne La Havas ou encore James Blake, DAISY amène une pop-électro poignante et chaleureuse grâce à la puissance de leurs approche mélodique et acoustique de la musique.
Sélectionné « Inouïs du Printemps de Bourges » 2016 et Lauréat Booster 2017 (Le Fair), DAISY prépare en ce moment un premier album qui sortira en 2018 et le duo partira en tournée des festival dès l'été 2017 présenter les premiers extraits du prochain opus qui promet déjà d'être un véritable petit bijoux.

BOOSTER #7

Le rappeur havrais Brav, de son vrai nom Wilfried Barray, a su créer un univers qui lui est propre. Les nombreuses années passées aux côtés de Tiers Monde au sein du groupe Bouchées Doubles lui ont permis d’affirmer son discours et de trouver son univers musical. S’il garde le rap comme première influence, il n’hésite pas à parcourir d’autres genres comme la pop ou le rock. Son premier album solo Sous France sorti en 2015 en est le témoignage. Si Sous France demeure un album de rap, on y retrouve néanmoins d’autres genres musicaux : de la pop au rock, et parfois même des notes de vieille chanson française. En ce qui concerne l’écriture, on retrouve un Brav très personnel dans des titres comme Jeu de cette famille ou Meïlia, social dans Sous France ou A l’évidence, et humaniste dans I hate love et Les temps modernes.

Brav se distingue par un grain de voix particulier et un univers à la fois sombre et mélodieux qui forgent son identité musicale.

Brav sortira son nouvel album Error 404 le 26 février 2016.

Avec à son actif plus d'une quinzaine d'albums et EP's sortis depuis 3 ans sur son label fictif,

l'Hyperdelic Transmanifesto Catalogue, la musicienne de 28 ans, armée de sa guitare et d'un magnétophone 4-pistes, joue les princesses guerrières de la Lo-Fi, musicalement comme visuellement. Dans un style très déstructuré mais toujours mélodique, qui emprunte autant à la pop qu'à l'expérimental, Ellah A.Thaun enchaîne rapidement les dates en France et ailleurs (Bruxelles, Londres et Berlin notamment). Proclamée par Noisey « première Dame de France en matière de trans-identité », la musicienne transexuelle/transgenre assume son parcours, autant en chansons « gnan-gnantes » qu'en hashtags cyniques de sites pornographiques sur les réseaux sociaux et la blogosphère. Puis, progressivement, elle l'assume encore avec une intensité qui réclame d'être entourée et vraiment bruyamment pour son set live.

Lorsqu'il quitte l’île de la Réunion, ce compositeur multi-instrumentiste emporte dans son sac une poignée de terre, de l'eau de source, du feu et des airs familiers qui accompagnent chacune de ses représentations. A la recherche de ses racines multiculturelles, il expérimente différentes formules musicales. En 2009, en arrivant à Rouen, Loya, de son vrai nom Sébastien, s'est d'abord positionné en DJ pour faire découvrir ici les sons jaunâtres et arides de son Afrique et des Mascareignes. En 2013, avide de modernité et d'expérimentation, il apprend à jouer des machines électroniques. Adepte du “fais-le toi-même”, il donne vie à toutes sortes d’objets physiques et virtuels avec lesquels il orchestre ses compositions.  Il sort un premier EP Heart quate sous le pseudo d'Afroglitch sur le label Sacramental Record (Russie). S'en suivra un second EP éponyme sur le Label Curious Absurdities Records(Usa). La rencontre avec le percussionniste guadeloupéen Frantz Féréol lui permet de mettre ses compétences acquises en musique électronique au service du tambour traditionnel. Après un retour sur son île début 2014, il décide de composer l'album Éruption, qui illustre son identité : un homme rempli de traditions, vivant dans l'ère de la modernité. Fin 2014, le site américain Blend.io désigne la chanson « Ghost time » comme l’une des meilleures postées sur le site et décide de signer Loya pour ce titre sur leur label.

Depuis mai 2015, Loya fait parti de YAL, bureau d’accompagnement, de production et diffusion, spécialisée dans les musiques du monde.

BOOSTER #6

« Aloha » pour le caractère envoutant de ces petits hymnes hédonistes, « Orchestra » pour le collectif : 5 multi-instrumentistes injectant des harmonies vocales et nappes analogiques sur de véritables pépites synth-pop. 
Les tropiques à portée d’ampli, la critique se veut déjà élogieuse pour ces nouveaux lauréats du Booster Haut-Normand, fraichement sélectionnés pour les inouïs du Printemps de Bourges. La perfide Albion avait AltJ, Hot Chip, la Californie LocalNative, la Normandie tient là de dignes héritiers.

Le voyage, qu’il soit intérieur ou extérieur, définit une vaste façade de sa personnalité. (…) L’Écosse par exemple et ses paysages troubles, énigmatiques, brumeux. Elle l’avoue, les paysages lunaires l’inspirent. Les montagnes aussi probablement car sa voix et ses mélodies s’entrecroisent aussi bien dans la quiétude de lentes montées aériennes que dans des sommets de violentes déflagrations électriques. Ce fracas de sonorités aux climats changeants est aussi un mélange de styles différents, du trip-hop à la pop en passant par l’électro. Parmi les influences qui transparaissent, de grandes sœurs comme Cat Power ou Shannon Wright, avec qui elle partage le goût pour le rock brut, abrasif et sans concessions. Mais aussi des compagnons de périples éthérés: Beach HouseBjörk ou les écossais – encore une fois – de Mogwaï.

Après des années marquées par la chanson française et le rock alternatif, de scène et de groupes locaux, Nord sculpte un nouveau visage à la french pop. 
Il compose une bande son clair-obscur, une chanson électro, touchante, obsédante, crépusculaire. 

Toujours dans une sobriété tranchante, NORD puise dans ses différentes inspirations pour construire le suc de ses compositions, il mélange ainsi avec enthousiasme puissance froide électro, violence rock et profondeur de la chanson française. 
Le cocktail est on ne peut plus détonnant. 

Cette empreinte sonore particulière lui vaut d’être repéré par Les Inrocks Lab, france Inter, le Chantier des francos en 2015, et les Inouïs de Bourges en 2016.

BOOSTER #5

Depuis son enfance, ses principaux attraits sont en relation avec la musique. Dès 4 ans, il intègre un atelier batterie, instrument qu'il affectionne des années durant, obtenant plusieurs diplômes à l'école Agostini. Parallèlement, il est un autodidacte sur divers instruments comme le piano/clavier, la guitare et la basse.

Amoureux des vers et des rimes, et à l'écoute de l'univers de Gainsbourg, Polnareff ou Thiéfaine, Marst devient à l'adolescence leader d'un groupe pop-rock français en qualité d'auteur-compositeur-interprète et gagne plusieurs tremplins. Il obtient également une bourse de la région Haute-Normandie, se lançant un défi : produire un EP 100% solo.

Le monde de la M.A.O (Musique Assistée par Ordinateur) a toujours été présent dans son évolution artistique. Parallèlement aux instruments acoustiques, il se retrouve très jeune en possession d'un Atari, d'un vieux Korg Wavestation, d'un sampleur et d'un expandeur, ultimes cadeaux d'un grand cousin musicien. C'est ainsi que Marst se met a explorer l'univers psychédélique des machines vers la fin des années 90's.

Il bidouille, découvre le sampling, s'amuse durant de longues années à échantillonner les sons et à construire des arrangements. Les cd-roms des magazines et les démos de logiciels l'amènent petit à petit, en 2000, à ses premiers essais synthétiques.

« Laurent Garnier a vu juste, Marst est LE nouveau qui monte dans la techno française. Le rouennais électrise avec ses arpèges profonds et ses basses cataclysmiques ! Les stroboscopes sont sur le point d'exploser, la foule est aussi compacte qu'à la première heure. » Tsugi Magazine

En 2005, Marst casse sa tirelire pour obtenir du matériel plus professionnel. Sa culture musicale, influencée par le rock mais aussi par les sonorités électroniques de Detroit, Chicago, New York ou Berlin l'amène à découvrir Laurent Garnier qui va vite devenir une véritable source d'inspiration. Par la suite, il n'accordera désormais son souffle que pour la Musique Électronique, la composition de tracks aux puissants beats house et techno, toujours mélodiques, par pure philosophie musicale et respect de l'harmonie.

Voir ses pensées acoustiques prendre forme électroniquement, cela se fait également par le mix, dès 2006, avec l'acquisition de ses premières platines. La machine est lancée, Marst devient résident du Shari Vari à Rouen, joue dans la majorité des bars de la ville, qui, malheureusement ne dispose plus de club(s) électronique(s). Il se fait repérer pour assurer la première partie de Vitalic au 106, salle de musiques actuelles. Le public est séduit, d'autres villes lui ouvrent leurs portes à leur tour : Paris, Poitiers, Caen...

Juin 2011, il décide de mettre en pause les Dj-Sets pour se consacrer plus sérieusement à la production.Début Juillet, il met en ligne une de ses compositions : « Sun On The Moon », un titre de techno-mélodique puissant, soutenu par un riff de Saxophone omniprésent...et à son plus grand étonnement l'effet est immédiat ! Les écoutes et les partages sur les réseaux sociaux s'accumulent, les soutiens fleurissent : Madben, le Sonic Crew (Festival Astropolis), Agoria, Seth Troxler, Nuno Dos Santos, Ian O'Donovan... Il se voit invité aux soirées et aux Festivals.

Arrive la seconde claque, avec la mise en ligne de la « Face B » de son premier maxi : « Waterlight », et l'appui total cette fois ci de Laurent Garnier, qui le playliste dans son émission de radio hebdomadaire « It Is What It Is » (Le Mouv'/ Pure Fm / Couleur 3) et qui ne cesse de le jouer partout sur la planète, quasiment à chacune de ses représentations (Time Warp, Nuits Sonores, Berghain & Panorama Bar, Londres, New York...). Il en vient même à le comparer à son célèbre « Crispy Bacon », un honneur pour Marst !

« Sun On The Moon EP » sort en Mars 2012. Depuis, les demandes de productions et de remixes pointent le bout de leur nez...

Il a depuis sorti et sortira des productions originales et des remixes sur les labels suivants : Bedrock Records, KMS, Timid Records, Neverending, A-Traction, Espai Music, Stripped Off...

BOOSTER #4

Le quatuor « Lascaux » se distingue par une formation singulière (guitare, batterie, claviers et chant) et par un rock british typé 80’s mais actuel, aux frontières entre “Depeche Mode” et ”Kasabian”. Lauréat du dispositif BOOSTER #4, « Lascaux » se fait rapidement remarquer et assure quelques belles premières parties comme celle de “Texas” ou encore “Dinosaur Jr”. C’est finalement durant l’été 2014 que « Lascaux » enregistre son premier EP en Angleterre, dans le prestigieux “Chapel Studio” où les groupes “Arctic Monkeys” et “Editors” on fait leur débuts.

Avec désormais plus d’une centaine de dates à leur actif dont des 1ère parties marquantes comme celles de Metronomy, Puggy, Eiffel ou encore Stevans au Nouveau Casino de Paris, les For The Hackers sont désormais installés dans le paysage Pop Rock français.
Fort de leurs influences Brit Pop & Rock Frenchy, les For The Hackers poursuivent leur ascension avec leur nouveau single ‘Sunrise’. Nouvel extrait aux sonorités Pop et teintées de synthé électro qui est à l’image du groupe, délirant et charmant.

BOOSTER #3

Simple comme ce power-trio, Gordon Melon, venu de nulle part, mais c'est plus vraiment un problème en France depuis Je Suis Partout. Des influences digérées à vitesse grand V, des mélodies précises qui vous arrachent le léger pincement du « merde-pourquoi-je-l'ai-pas-trouvée-celle-là », qui rappelleront ceci à certains, cela à d'autres. Et justement. Un groupe, c'est un relai. Entre un patrimoine rock aussi vieux et morcelé que le mur de Berlin la veille des soldes sur l'idéologie et vos esgourdes, ils font office de filtre, de guide. Laissez-vous aller et écoutez un groupe de rock dans sa plus simple expression, brute et vitale. Vous verrez, ça décrasse. 

Avec sa gueule d’atmosphère, BOULE plante le décor : un petit côté gentleman cambrioleur pas dégueu. Dutronc et Gainsbourg planent pas loin. Le cheveu que BOULE a sur la langue chatouille agréablement notre oreille et sa plume est habile. Ses chansons, pleines de suspens et de jeux de mots, parfois sarcastiques, sont joliment anachroniques, c’est à dire qu’elles ne seront jamais démodées.

NOEIN voit le jour en automne 2007 en terres normandes, union de musiciens issus de différents groupe régionaux (Aïdos, Krahan, Mémoria & Greenwald). Fort de l'expérience de chacun, le groupe compose rapidement et entame les concerts dès l'été 2008.

En 2009 a lieu le tournage du clip de Chrysalis et le début de l'enregistrement de l'EP 'The Initial Tale' qui, mixé et masterisé par Thibault Chaumont de DeviantLab (Trepalium, Klone...) sort en avril 2010, édité par l'association Les Arts Bourrins, organisatrice du festival du même nom, où NOEIN s'est produit en 2009 et 2010 aux côtés de groupes tels Trepalium, Recueil Morbide, Amenra, General Lee, Outcast, My Own Private Alaska, T.A.N.K...

'The Initial Tale' est très bien accueilli par la critique et permet au groupe d'être sélectionné pour aller représenter la France au Wacken Metal Battle en 2011, compétition internationale, au Wacken Open Air où ils arrivent en deuxième place. NOEIN jouera également cette année entre autres aux côtés de Hord, Overload, Otargos, God Damn, Livarkahil, Kause4Konflikt, Smash Hit Combo...

En janvier 2012, NOEIN est sélectionné par le programme Booster (Haute-Normandie) pour un accompagnement professionnel de trois ans. Ce qui leur permettra d'être programmés au Rock Dans Tous Ses Etats (aux côtés de Manu Chao, Cypress Hill, Chinese Man, Two Door Cinema Club, Crystal Castles...), et d'ouvrir pour Eths (lors du dernier concert de Candice) et Gojira.

En mai 2013 sort 'Infection – Erasure – Replacement' le premier album de NOEIN, enregistré, mixé et masterisé par Thibault Chaumont de DeviantLab et il bénéficie de l'excellent artwork réalisé par Hicham Haddaji de Srtychneen Studio (SepticFlesh, Shining (NOR), Mass Hysteria, Klone, As They Burn, Trepalium...)

'Infection – Erasure – Replacement' sera une première fois publié gratuitement en accompagnement de la parution du magzine Metallian de février, pour l'inauguratín de leur nouvelle formule, l'album remplaçant ainsi l'ancien sampler. L'album sort officiellement le 3 mai sous le label Klonosphere et est distibué par Season of Mist. S'en suit une release party avec Sepultura, Hammercult et Nightmare lors du passage au Havre du Full Metal Cruise.

'Infection – Erasure – Replacement' rencontre un gros succès quasi unanime dans la presse et les webzines français et se fait même remarquer à l'étranger, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Autriche, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie...

NOEIN part ensuite sur les routes pour défendre 'Infection – Erasure – Replacement' et jouera en 2013 dans plusieurs festivals aux côtés de No Return, Klone, Black Bomb Ä, Born From Pain, Atlantis Chronicles, Punish Yourself, Mumakil, Svart Crown, Kronos, Lokurah, As We Bleed, Seïde, Regarde Les Hommes Tomber...

En début d'année 2014, NOEIN ouvre pour Dagoba et retrouve Smash Hit Combo juste avant de partir en tournée française aux côtés d'Otargos puis de participer au Lezard'Os Metal Fest avec Napalm Death, Loudblast, Decapitated, Asphyx, Nightmare, Benighted, Gorod, Svart Crown, Kronos, Destinity, Otargos, Secret Sphere, Now Or Never, Demented...

En décembre, après 7 ans dans le groupe, 2 CDs sortis, une centaine de concerts et surtout un paquet de souvenirs inoubliables, Jenni décide de quitter le groupe pour raisons personnelles en effectuant un dernier concert le samedi 13 décembre à l'Oreille Qui Traîne de Rouen.

En février 2015, NOEIN trouve la remplaçante de Jenni en la personne d'Audrey, alors chanteuse dans Emma-O et Fake Messiah, en Suisse. Le nouveau line-up a repris la route des concerts en avril et plusieurs morceaux sont déjà écrits pour un EP qui devrait sortir en 2016 !

BOOSTER #2

Derrière leur quatre platines, Nicolas Lerille et Stéphane Delplanque condensent la force des musiques actuelles, du funk au hip-hop, du rock brut à l'électro, tout en gardant un oeil aguerri sur les films qui habillent leur live, procédé terriblement ingénieux. Entourés par des ingénieurs du son reconnus (PHOENIX, SEBASTIEN TELLIER, BLOC PARTY), foncièrement libres dans leurs choix artistiques, les deux normands entendent désormais passer la seconde et creuser, avec leur dernier EP "Death On Wheels", un nouveau sillon dans le prisme de l'électro française.

Rouen is burning. Du haut de ses 19 ans, Elisa Jo, armée d’une sidérante spontanéité, sort un album de rétro pop-rock-blue eyed soul résolument moderne qui pourrait bien être la bande-son de 2013. Produit par Benjamin Biolay, l’objet se donne et résiste tout à la fois à l’auditeur. Ses mélodies catchy hantent longtemps l’oreille, ses textes adolescents écrits par Elisa dans un anglais qui coule de source racontent des histoires d’amour, et de chagrin d’amour, éternelles. L’orchestration, elle, réveille, dans une belle énergie solaire et une ambiance presque live, les fantômes endormis de la Motown à coup de cuivres, des « ouh-ouh » des chœurs féminins et de cordes discrètement sublimes. Impeccables références à la Mark Ronson pour Amy Winehouse qui auraient pu noyer Elisa Jo sous une intimidante avalanche de talent.

Mais c’était sans compter la voix incroyablement vivante, au timbre légèrement éraillé, de la jeune fille,– « j’ai dû me l’abîmer en criant sur mon frère quand j’étais plus jeune », dit-elle -, son élasticité vocale à la Alice Russell et sa pétulance de showgirl épanouie et sans chichis digne d’une Sallie Ford. Arpentant les rues imaginaires d’une Angleterre idéale, et transformant sa ville en une annexe de Shoreditch ou de Camden, cette Kate Nash frenchy emporte le morceau dès les premières mesures d’un « Something you may cure » folk-soul au débit précipité et canaille, joue les soul sister sur un funk classieux (« Oh boy »), fait naître l’émotion avec « Defeated », poignant récit d’une rupture, flirte avec le hip-hop sur « Back around », single nostalgique des sixties sur lequel rappent Rizzle Kicks, jeunes Anglais de Brighton.

Les secrets d’un naturel aussi rafraîchissant ? L’art, tout en paresse assumée et vrais dons de musicienne (Elisa Jo joue de la guitare et du piano), de zapper les plans de carrière pour faire partager avant tout son plaisir de chanter. Bercée toute son enfance par Al Green, Otis Redding et les Beatles – les choix avisés d’un père mélomane, collectionneur de guitares et d’une mère anglophile -, Elisheva, un prénom hébreu signifiant « Dieu est promesse », s’est accordé un second baptême, se plaçant sous la protection de deux ombres tutélaires : l’ « Elisa » de Gainsbourg et sa grand-mère Jo, pianiste, qui lui a donné l’envie de se mettre au clavier. En première partie de Yael Naïm, Cœur de Pirate, Alela Diane ou Ron Sexsmith, elle se révèle monstre de scène. Il lui reste maintenant à maîtriser l’incendie qu’elle vient d’allumer.

RADIOSOFA « Le souffle court »
(Sortie Novembre 2010)

Œuvrer dans le rock français, lorsque vos idoles s’appellent Pete, Ray ou Mick, n’est pas chose aisée. Et comme bien d’autres avant eux, Radiosofa en aura connu, des grésillements, avant de trouver la bonne fréquence.

Mais avant même de penser aux radios, il y a un groupe de lycéens, quelques références communes et l’envie d’en découdre. Comme un peu partout en France, c’est l’époque des reprises avec les Who, les Kinks, les Stones et quelques pétards sur scène. La fougue adolescente dépassée, reste une question vitale, la plus importante peut-être : Le nom du groupe. Ce sera Radiosofa, à voir comme un hommage biaisé au célèbre quintet d’Oxford, qui permet également de s’affranchir des groupes en The et autres décalcomanies à la française. Dès ses débuts, Radiosofa pratique l’art des crossover sans soucis des sous-titrages. Comme une profession de foi.

Car en dépit de son nom, le groupe rouennais n’a pas vécu l’adolescence avachi sur un canapé à écouter les ondes FM. Ce qui ne les empêche pas de se faire remarquer avec un premier disque éponyme (PIAS, mars 2007) contenant un tube imparable (“Au milieu de toi”) et plusieurs compositions qui brassent les influences anglo-saxonnes – des Beatles aux Black Keys – chantées dans la langue de Bertrand Cantat. Mais entre rock’n’roll à guitares lourdes et refrains accrocheurs, le groupe n’a pas vraiment le désir d’être noir…

Parce que les rouennais font le grand écart entre rock radiophonique et songwriting intimiste, il eut été facile de les résumer à un énième groupe “le cul entre deux chaises”, image d’Epinal qui résume mal l’ambition de l’entre-deux rives. Pour son deuxième disque, Le Souffle Court, Radiosofa pousse un cran plus loin, réalisant - tel un équilibriste en cuir clouté - le parfait équilibre entre urgence et intimité. Après quelques fritures sur la ligne et une indépendance retrouvée en mars 2008, Radiosofa rentre en studio la même année, aidé par un producteur et fan de la première heure, Antoine Gaillet, dont on avait déjà reconnu le travail chez M83, Arman Méliès ou Julien Doré. Et les gars de Radiosofa, après avoir longtemps rongé leur frein, d'enfoncer la pédale (d’effets, of course) pour accoucher d’un deuxième disque aux antipodes du rock “franco-klaxon” et des comptines de variété moraliste. Chanter sa rage en français, c’est déjà en soi un engagement : pour les pastiches du rock trituré, merci de vous adresser au guichet d’à coté.

A l’image du single “10.000 Brasses” et de son crescendo d’émotions à double tranchant, Le Souffle Court est donc un disque à deux lectures, sorte de Rouen Calling adapté au territoire. Des tubes potentiels, on en trouve donc à la pelle, d' “Hiroshima” à “Les Portes”, en guest avec Da Silva, passé "par hasard" au studio pour offrir ses mots à demi-murmurés sur un riff digne d'Interpol. Plus sombre, plus dense que leur premier disque composé voilà déjà presque trois ans, Le Souffle Court délaisse souvent l’adolescence pour montrer ses muscles, offrant plus de place aux guitares, aux claviers et à la voix androgyne de son chanteur. Un disque double-face aussi, avec quelques chansons au climat tempéré à écouter comme des éclaircies. Sur “Voyageur Immobile”, on regarde passer les nuages en compagnie d'Arman Méliès, l'ami de longue date venu prêter main forte le temps d'un featuring et sur “Les Pylônes”, on tamise la lumière, pour clôturer l'album sur une berceuse 220V.

Comme l'explique Thomas, chanteur d'un groupe où pourtant personne ne possède de disques francophones dans sa discothèque, «on ne peut pas penser notre musique comme du rock anglais, on doit y intégrer la dimension chanson, comme Arno, Murat ou Bashung [...] moi j’arrive encore à croire que des gens qui ne nous connaissent pas puissent nous attendre, quelque part». Faire le pari du rock (en) français, est-ce un challenge, un combat ? En attendant le résultat du match, voilà un groupe qui saute la case du radio-crochet et livre un disque uppercut, un de ceux qui coupent… le souffle.

BOOSTER #1

Duo electro-rock basé entre Paris et Rouen, DEAD ROCK MACHINE n'a qu'un objectif : l'efficacité mélodique, le riff ultime ! Après avoir écumé les scènes de France souvent fort bien accompagnés (on a pu les voir en 1ère partie de Ratatat, Naïve New Beaters, Pony Pony Run Run ou encore Ting Tings pour n'en nommer que quelques uns) ils ont puisé dans leur vaste répertoire initialement tourné vers le live douze bombes musicales fichtrement entêtantes… D’imparables earworms comme nos cousins anglo-saxons prénomment ces gimmicks musicaux qui une fois entendus s’installent en boucle dans nos méninges, sans que l’on parvienne à s’en débarrasser !

A l’instar du hibou, leur animal totem (pochettes, live…), les DEAD ROCK MACHINE ont longtemps observé leur environnement, la faune electro et la flore rock qui les entouraient, pour en analyser les codes et les clés. Avec ce 1er album « Bright Colors Mean Poison », point de pelote (boulette de réjection des hibous) mais une digestion parfaite de tous les ingrédients glanés par Romain Pascal et Thierry Minot. A la frontière des mondes diurnes et nocturnes, l’ensemble des titres qu'ils ont voulus brillants, ravageurs et dansants sont de dignes successeurs de leur tout 1er single « Why don't you dance boy ? » sorti en 2007.

D’une approche facile, ce premier album du duo normand peut séduire par son habillage pop mais plusieurs niveaux d’écoutes possibles s’entrelacent furieusement. Clinquant parfois comme la boule à facettes dont LCD Soundsystem avait fait une arme de guerre, le son DEAD ROCK MACHINE se révèle ici en vérité acide et corrosif. Les pièges guettent l’auditeur au cœur de leur forêt sonore dont les taillis fourmillent de fréquences tranchantes et pernicieuses. Ainsi, le vernis house du 1er single « Far Away Now » est un appât de choix pour attirer l’auditeur dans les serres aiguisées de son refrain toutes guitares post-rock dehors. Plus frontal, le titre « Fuck your band » attrape immédiatement le trop hardi raver avant de le recracher, exsangue sur le tapis de mousse tropical de « LA club » ou les tessons punky imprégnés de New Order du titre « London ».

Voici, après deux EPs qui pourtant annonçaient la couleur, un disque séduisant, vénéneux, qui joue avec les nerfs et les promesses. Piétine les certitudes, joint à l'érudition rock les trépidations fiévreuses du clubbing d'aujourd'hui. Un oiseau nyctalope carnassier qui a grandi sur les ramifications de l'arbre tortueux du post-punk, fourbissant ses armes les plus tranchantes à l’ombre des soleils nocturnes des dancefloors et des éclairs telluriques des festivals d'ici et d'ailleurs. « Bright Colors Mean Poison » est un camp de base ostensiblement visible qui clos un premier vol déjà riche en évènements (sélection 2012 des Découvertes du Printemps de Bourges, lauréat du dispositif Booster....) Une base d’envol idéale pour ce hibou vorace et ambitieux qui vivra la nuit et ululera à tue-tête la bande-son idéale d'envolées nocturnes nourricières et de la rencontre avec ses propres sens.

Avec un premier album ample et ambitieux, Your Happy End (Découverte Haute- Normandie du Printemps de Bourges 2010) a déjà bâti solidement les bases de son entreprise en kidnappant trente ans de musique pour l’emmener dans une virée folle sur une autoroute en sens inverse. « Seven windows for six dreamers » (2009) manipulait de subtiles grenades pop capables d’exploser à tout moment.

En 2013, l’E.P « Evening Classes » vient confirmer les espoirs des débuts prometteurs.

Le son de Your Happy End s’est étoffé et enrichi d’une production magnifiant chaque trouvaille sonore. Le groupe n’oublie jamais cette volonté coriace de ne pas lâcher le bras de fer avec des goûts musicaux sûrs et authen-
tiques convoquant dans une même euphorie Portishead, Alt-J, Broken Bells, El-P, Menomena et bien d’autres encore.

Des morceaux intenses et passionnés qui permettent au duo de tracer sans aucun encombre leur propre chemin, d’affirmer leur propre style : une pop hybride et survitaminée.

 

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